La chute des ongles

ETHYMOLOGIE ET DEFINITION DE L'ONGLE

Le mot ongle nous vient du latin "ongula", diminutif de "unguis" qui signifie "ongle, griffe, serre".

L'ongle est la partie cornée du doigt ou de l'orteil qui recouvre une partie du dessus des dernières phalanges. Un ongle est une partie dure et insensible du doigt.

Les ongles sont constitués à 90% de kératine (donne à l’ongle sa rigidité) et à 12% d'eau. Leur beauté dépend de leur protection face aux agressions extérieures, mais également de l’équilibre alimentaire instauré. 


Les ongles des mains mettent entre 3 et 6 mois pour repousser complètement, ce qui correspond à une poussée entre 2 et 4 millimètres par mois. Il faut beaucoup plus de temps aux ongles de pieds, soit entre 12 et 18 mois.

Les ongles des mains et des pieds poussent de manière permanente contrairement aux cheveux qui poussent par cycles. La main dominante et les doigts les plus longs ont également une croissance plus rapide.

 

LA STRUCTURE DE L'ONGLE

La structure de l’ongle comprend la peau située sous l’ongle, la peau située sur le pourtour de l’ongle et les parties de l’ongle proprement dites.

STRUCTURES DES PEAUX SITUEES AUTOUR DE L'ONGLE

- LE REPLI PROXIMAL : C’est la peau à la base de l’ongle avant la cuticule.

- LES GOUTTIERES : Représentent les sillons latéraux du lit sur lesquels l’ongle pousse.

- LES REPLIS LATERAUX : Représentent la peau sur les côtés de l’ongle au-dessus des gouttières.

- L’HYPONYCHIUM : C’est la portion de peau qui se situe sous le bord libre de l’ongle à son extrémité.

 

LES DIFFERENTES PARTIES DE L'ONGLE

- LA PLAQUE : C’est la partie principale rattachée à la peau du doigt. Elle recouvre le lit de l’ongle et est formée de 3 couches de kératine superposées. La couche inférieure, plus molle, adhère au lit unguéal. Tout comme la peau du corps, la plaque de l’ongle est recouverte par un film hydrolipidique qui maintient l’hydratation et permet une protection bactérienne.

- LA RACINE : Elle correspond à l’endroit où l’ongle commence à pousser. Elle s’insère sous la peau à la base de l’ongle.

- LE BORD LIBRE : Représente la partie de l’ongle qui dépasse du doigt

 

STRUCTURES DES PEAUX SITUEES SOUS L'ONGLE

- LE LIT : C’est la partie de peau sur laquelle repose l’ongle. Il est composé de vaisseaux sanguins qui fournissent les nutriments nécessaires à la croissance de l’ongle. Il contient également des nerfs.

- LA MATRICE : Située à la base de l’ongle, c’est une partie très sensible de l’ongle qui produit la kératine qui le compose. Lorsque la matrice est endommagée, l’ongle pousse irrégulièrement ou se déforme. La matrice contient également des nerfs ainsi que des vaisseaux lymphatiques et sanguins chargés de contrôler la croissance de l’ongle. La vascularisation de l’extrémité du doigt dépend des 2 artères digitales et palmaires. L’innervation du doigt est assurée par 4 nerfs : 2 palmaires et 2 dorsaux qui longent les faces latérales du doigt.

- LA LUNULE : C’est une partie en forme de demi-lune, non irriguée, d’où sa coloration blanche qui apparaît à la base de l’ongle et qui relie la matrice au lit de l’ongle.

 

 

LA POUSSE DES ONGLES

L'ongle est constitué tout comme l'épiderme de cellules reliées entre elles par des jonctions très serrées. La seule différence est que ces cellules synthétisent de la kératine rigide plus solide que celle présente dans les autres parties du corps (poils, peau...), qui va apporter résistance et rigidité aux cellules de l'ongle.

La pousse de l’ongle a lieu, non pas à son extremité libre, mais sur sa partie intérieure. C’est au niveau de la matrice de l’ongle que sont créées les cellules capables de produire la kératine (keratinocytes). Au fur et à mesure de leur création, ces cellules vont traverser les différentes couches de l'ongle jusqu’à atteindre la surface. Lors de leur ascension, ces cellules vont fabriquer des quantités de kératine. Une fois à la surface ces cellules meurent et durcissent donnant ainsi naissance à un petit bout d’ongle. Ces cellules restent telles quelles et sont poussées par la prochaine arrivée de keratinocytes : c'est le mécanisme de pousse de l'ongle.


CHIMIOTHERAPIE ET TOXICITE UNGUEALE

La toxicité unguéale des chimiothérapies dépend de la molécule utilisée, de sa dose et de son mode d’administration. Plusieurs familles de chimiothérapie sont susceptibles de provoquer ces désordres unguéaux. Ces modifications peuvent aussi bien toucher les ongles des pieds que des mains, de manière isolée ou globale.

Toutefois, cette toxicité est transitoire mais peut persister jusqu’à 6 mois pour les mains et de 12 à 18 mois pour les pieds. L’ongle repousse ensuite normalement à moins que l’inflammation ait été importante ou répétée au point de détériorer la matrice unguéale.

A ce jour plusieurs mécanismes seraient impliqués dans le phénomène de toxicité unguéale médicamenteuse :

1ER MECANISME : LA PHOTO-INDUCTION

Certains médicaments de chimiotherapie sont photosensibles, c'est-à-dire qu’ils sont à l’origine de réaction cutanée en cas d’exposition au soleil. Une fois les actifs de chimiothérapie au contact des ongles une simple exposition de ceux-ci à la lumière du soleil provoque dans certains cas une rupture de l’adhérence entre la plaque unguéale et le lit de l’ongle (onycholyse).
Ces onycholyses simples peuvent évoluer vers des onycholyses avec hémorragie sous-unguéale ou se compliquer d’une infection bactérienne ou mycosique (les ongles décollés créant une niche pour les germes). Dans d’autres cas, l’exposition des ongles à la lumière stimulent la pigmentation de la peau sous l’ongle et les font virer au noir ou au marron. On parle alors de mélanonychie.

2EME MECANISME : MODIFICATION DE LA VASCULARISATION UNGUEALE

Certains actifs de chimiothérapie agissent négativement au niveau de la fabrication des vaisseaux sanguins qui irriguent et alimentent en nutriments les tumeurs. C’est ce qu’on appelle une activité anti-angiogénique. Toutefois, ces actifs peuvent aussi agir sur d’autres vaisseaux sanguins tels que ceux nécessaires à l’irrigation des ongles, entraînant par conséquence une importante toxicité unguéale. 

3EME MECANISME : MECANISME NEUROGENE

Le lit de l’ongle est innervé par des fibres nerveuses. Suite au traitement de chimiothérapie, différents médiateurs vont stimuler ces fibres nerveuses, entraînant la libération de prostaglandines (agents de signalisation) au niveau du lit de l’ongle. Les prostaglandines vont alors provoquer des phénomènes inflammatoires (onyxis), situés ou non sur le pourtour des ongles, et entraîner des réactions douloureuses au niveau unguéal.

Cet état peut évoluer vers un amas de chair donnant à l’ongle un aspect incarné. Ce symptôme peut rapidement s’avérer handicapant au quotidien  et provoquer des problèmes de préhension au niveau des mains ou empêcher une personne de marcher.


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